Thursday, April 30, 2009

L'amoureuse

Il y a quelque temps, je vous expliquais comment Tintin m'avait fait sa déclaration d'amour. L'amour au futur, l'amour qu'il pensait ressentir tout sa vie... (c'était ici)

Et bien figurez-vous qu'il me fait déjà des infidélités!!! (c'est bien un mec)


Je m'en doutais un peu... à le voir tenir la main de la même fillette, toujours, depuis plusieurs mois. Et puis il l'a invitée à manger à la maison (non mais, à même pas 6 ans, on drague en invitant sa dulcinée à bouffer!!!), mais la miss n'aime pas le poisson, nous avons donc repoussé.
Et l'autre jour:
"Maman, tu sais, je suis amoureux de Loula*!"

Mon coeur saigne, je ne suis plus l'unique dans le coeur de mon fils, c'est trop affreux!
Ah! il est beau l'amour filial, l'oedipe, l'unique... balayé par une petite blondinette à mèches roses (déjà punkette, à 6 ans!).


Du coup, ils s'offrent des dessins, des coeurs, des arabesques...
Il est invité à son anniversaire.
Ils le crient sur tous les toits.
"Maman tu sais, quand Loula et moi nous disons que nous sommes amoureux, les autres se moquent un peu de nous!"

Bah oui, la passion, à 6 ans, ça fait rire les copains.
Moi ça a plutôt tendance à m'émouvoir (qui a dit que j'avais la larme facile???).

Il y a eu Titeuf et sa Nadia, à présent il y a mon Tintin et sa Loula...






* Prénom fictif, respectons l'anonymat des enfants stars ;)

Tuesday, April 28, 2009

Un petit peu perdue...

Samedi, j'ai été désignée volontaire pour la corvée "remplissage de réfrigérateur"... Comprenez, je suis allée faire les courses du week end. Et comme nous fêtions le premier anniversaire du petit, il fallait prévoir "tout ce qu'il faut pour recevoir".
Armée de ma longue liste, j'arpentais les travées d'un supermarché pas très grand, mais bien achalandé, mais très certainement affreusement peuplé... bref, un supermarché de samedi après-midi.

J'étais en train de chercher les gâteaux "oursons" que PetitSim m'avait demandés quand je l'ai remarquée.
Deux ans au maximum. Armée de son doudou qu'elle serrait contre elle, la lolette en bouche, elle remontait le flot des clients en répétant doucement "Mama, mama"...
Une adorable petite fille couleur de miel, les cheveux savamment noués.

La voir là dans ce rayon, sans personne avec elle, ça m'a mis la puce à l'oreille. Je l'ai surveillée du coin de l'oeil et quand elle s'est franchement éloignée, toujours seule, répétant sa mélopée "Mama, mama", je n'ai plus eu de doute.

Ce n'était pas encore la panique, juste la recherche de sa maman, mais la petite était bel et bien perdue.
Elle continuait son chemin au milieu des gens, personne ne la remarquait. J'ai filé derrière elle et je l'ai gentiment abordée.
"Viens la puce, on va retrouver ta maman".
"Mama, mama..."

Et je l'ai prise dans mes bras. Docile et confiante, elle s'est laissé faire. Et moi, mon coeur a chaviré.
Porter cette petite enfant perdue m'a complètement retourné l'estomac. En une fraction de seconde, je me suis imaginée à la place de la maman qui perd son enfant, à la place d'un de mes garçonnets perdu. Avouons-le, j'étais submergée par l'émotion.

Rapidement, une démonstratrice qui l'avait remarquée (tout de même!) m'a indiqué une direction d'où elle l'avait vue arriver. J'ai fait trois pas et une jeune femme est arrivée en courant, son soulagement se lisait à la largeur de son sourire... elle avait bien flippé la pauvre.
"Mama, Mama!" La petite lui a tendu ses bras, elles sont parties terminer leurs courses, enlacées et heureuses.

La petite fille ne s'est pas rendu compte de grand chose. Elle n'a perdu sa maman que quelques petites minutes, n'a même pas eu le temps de paniquer. La maman, elle, n'a pas su que sa petite serait maintenant à l'autre bout du supermarché si je ne l'avais pas interceptée...

Mais surtout, personne n'a remarqué que j'étais incapable de parler, que mon sourire était bien crispé et mes yeux remplis de larmes d'émotion.



.

Sunday, April 26, 2009

Un an comme un seul jour...

Aujourd'hui, mon tout petit loulou a soufflé sa première bougie (enfin, ses frères l'ont soufflée pour lui).
J'ai évidemment versé ma petite larme... tout semble encore si proche.

Il y a un an, à cette heure-ci (23h15 environ), je grignotais des tortellinis à la crème, agrémentés d'herbettes folles dont je serais bien incapable de me souvenir le nom. Mon tout petit bébé, tout neuf, dormait à poings fermés dans un hamac, tout à côté de nous. Il n'avait que 2 heures de vie.


Je n'ai pas envie de revivre ces moments, mais je veux bien encore recevoir toutes ces émotions dont je me souviens si volontiers.

A toi mon bébé que j'aime: Joyeux anniversaire!!!!!!!!!!!!!!!!






.

Saturday, April 18, 2009

Point de vue d'homme

Décidément, GrandNi est à l'honneur sur ce blog en ce moment ;).
Mais pourquoi vous priver des anecdotes que me font rire pleurer ???

Donc, l'autre week end, mon homme se prépare à aller faire un tour en forêt:
- "Il faudra que je m'achète un nouveau crapahutalon!"
(pour les non-initiés, en langage Ni, un crapahutalon n'est autre qu'un pantalon de crapahutage... un pantalon solide et résistant qu'il revêt pour aller chasser le chamois ou tenter de faire fondre sa bedaine en marchant dans la forêt, voilà, vous savez tout à présent).

- "Ah bon, il est déjà foutu celui-là?"
- "Ben oui... il est tout crade et un passant de ceinture est décousu!"




(Mon chéri, voici la machine à laver et voici la machine à coudre... Satanée société de consommation!)


.

Thursday, April 09, 2009

Affaire(s) d'homme

Cet hiver, GrandNi m'a fait un baby-blues doublé d'une déprime d'hiver en bonne et due forme.
Ajoutez à cela un bébé qui dort mal, qui a mal aux dents et partage la chambre de ses parents, plus une MadameNi qui assure les fameuses mauvaises nuit, et a donc grand besoin de pouvoir grasse-matiner plus souvent qu'à son tour et apprécie l'aide masculine.

Secouez un peu le cocotier tout cela et vous obtenez un demi-homme. Une larve à la maison qui utilise la petite dose d'énergie qu'il réussit à réunir pour être à la hauteur dans son job.

C'est un cercle vicieux cette affaire. Moins l'homme a d'énergie, plus la femme doit se démener, mais plus elle s'épuise et plus elle aimerait l'aide de son homme... Un truc à achever un couple.

Heureusement que le printemps est de retour. Avec les longues journées, le soleil et les petites fleurs, GrandNi a retrouvé sa forme aussi soudainement qu'il l'avait perdue.
Bon OK, le fait que bébé partage désormais la chambre de son frère et qu'il passe des nuits à peu près correctes aide aussi beaucoup.

Au coeur de l'hiver, lorsque GrandNi ne réussissait plus à lever le petit doigt, ou presque (disons qu'il devait se faire sacrément violence), j'ai eu un instant de raz-le-bol de la compassion et j'ai décrété unilatéralement qu'à partir de ce jour, je ne m'occupais plus de la lessive du monsieur. Oui, désolée, c'est le seul sujet sur lequel je pouvais me lâcher... faire vaisselle séparée, c'est assez impossible, et les enfants doivent bien être lavés, habillés, nourris et couchés. J'ai donc choisi un domaine facile car GrandNi et moi-même faisons paniers à linge séparés.
Donc, cet hiver, j'ai fait la grève du linge.
Fallait le voir, cet homme, le dimanche soir, aller faire sa machine de caleçon parce que le tiroir était resté vide... "C'est quel programme déjà???..."


Et puis l'autre samedi, GrandNi a nettoyé la cuisine, tout bien, toute belle... alors que j'étais partie marcher avec mes bâtons.
Pour le remercier, j'ai décidé de faire sa lessive.
En fait, j'ai eu pitié de la femme de ménage... parce que le panier à linge du monsieur pesait trois tonnes et que la pauvre le déplaçait chaque semaine pour récurer.
Déjà, j'ai mis 10mn à le vider.
10 autres minutes pour trier (oui, je trie, le blanc, les couleurs, le noir, les jeans, les pulls en laine, les caleçons et les chaussettes).
Le panier contenait l'équivalent de 6 machines de linge. 6 grosses machines bien tassées.
Facilement 35kg de vêtements quoi (autant dire que je n'ai pas gagné au change).
Pour vous donner une idée, j'ai lessivé puis étendu pas moins de 45 T-shirts. 45, quarante-cinq, forty-five... pas 4 à 5, pas 4 ou 5, non vraiment quarante-cinq.

Dire qu'il se plaint tout le temps qu'il n'a plus rien à se mettre.
A présent, en plus, il se plaint qu'il n'a pas suffisamment de place dans son armoire ;).



.

Thursday, April 02, 2009

L'amour au futur

Tintin m'a fait sa déclaration:

"Maman, quand je serai grand, je serai AMOUREUX de toi!!!"

Love, love, love...


La 1ère minute, je suis éblouie, charmée, flattée, attendrie...

La 2ème minute, je réalise l'énormité de la chose.
Si mon grand doit être amoureux de moi un jour, c'est MAINTENANT! pendant sa petite enfance, pendant son Oedipe.
Sinon, il ne le sera jamais.
Quand il sera grand, qu'il aura l'âge d'aimer, il ne va pas s'enticher de sa vieille mère!
Vous en connaissez beaucoup, vous, des jolis gamins de 18 ou 20 ans qui tombent sous le charme d'une vieille affichant la cinquantaine bien sonnée?

Si au moins j'avais eu mes enfants au sortir de l'adolescence, je pourrais éventuellement espérer tromper mon monde et passer pour une jeune trentenaire lorsque mon grand sera, lui, un vieil ado. Et là, j'aurais eu toutes mes chances. On connait tous des mères jeunes et belles qui font fantasmer les grands gaillards tout émoustillés.
Mais pas à 50 ans.

Voilà, il y a donc un problème. Tintin ne pourra pas tenir sa promesse. Il ne pourra jamais être amoureux de moi. Je suis une mère désespérée... au futur ^_^.


.

Tuesday, March 31, 2009

Revival

J'ai passé un hiver pourri.
Un hiver de m..., un vrai.

Je vous explique?

Nuits de folie
Tétées de folie
Homme inexistant
Homme paralysant
Bébé buté
Trio de loulous malades 2 semaines sur 3


Heureusement que j'aime la neige, parce que cet hiver, avec ce qui est tombé, ça aurait pu m'achever.


Voilà, j'ai passé presque 3 mois à dormir 5h hâchées par nuit (oui je sais, il y a pire). Bébé a sorti ses petites quenottes, dans la douleur, mais finalement il y est arrivé.

Il est longtemps resté indifférent à tous les petits plats que j'ai amoureusement préparé pour lui. Son grand frère lui a filé une gastro moche, mais grâce à l'allaitement, il s'en est bien tiré.
Après cette fameuse gastro, il a peu mangé, très peu... pendant une semaine. L'allaitement, vous savez, c'est la loi de l'offre et la demande. Quand bébé demande beaucoup, on produit beaucoup. Quand il demande peu, on produit peu.
Donc, au bout d'une semaine de toutes petites tétées, ma lactation s'était ralentie au maximum.

Et là, paf, du jour au lendemain, retour de manivelle suite à la fameuse gastro: il faut se remplumer et bébé se retrouve avec un appétit d'enfer. Un vrai gouffre, le loulou.
Je me suis donc retrouvée avec un bébé de 10 mois vivant l'équivalent de la pire crise de croissance que l'histoire de l'allaitement ait connu. Nuit et jour, jour et nuit, bébé piaillant, chouinant...
Et il a fallu pas moins d'une semaine pour que tout se régularise à nouveau. Oufffff!!!!!!!!!!!


Et c'est là que bébé a décidé de goûter... à ce truc, là, dans mon assiette.
C'était du poireau cuit dans un peu de bouillon, comme Tintin l'aime.
Il a vidé le plat. Il a eu le déclic.
A 10 mois et 13 jours, bébé s'est mis à manger sérieusement des aliments solides. Oh, pas de purée, horreur, hérésie. Non, bébé veut manger comme un grand, la même chose que les grands.
C'est d'un simple...
Finis les repas raviolis et la pizza. Il faut prévoir légume bébé-compatible et petit féculent adapté, à chaque repas (parce que bébé n'aime pas quand son assiette ne ressemble pas à la mienne).
Mais tout de même quelle progression!
Bébé s'est jeté dans l'alimentation solide avec tellement d'enthousiasme qu'au début, il en oubliait de téter.
Et si vous suivez bien, je sortais juste d'une grosse crise de croissance... mes seins étaient en mode "production maximale"... Imaginez-vous l'état de ma poitrine au matin, après 12h d'attente...

Mais je ne vais pas me plaindre. Le noeud s'est dénoué.
Tout à coup, les nuits sont meilleures, tout semble plus facile au quotidien.
J'ai comme l'impression de respirer.
Et comme ça concorde avec le printemps, ça file la patate.

Dans le même temps, GrandNi qui a passé un hiver à végéter, à hiberner, s'est réveillé. J'ai retrouvé un conjoint, un homme, un soutien.
Je respire deux fois mieux.

C'est une renaissance.
J'adore le printemps!!!


.

Wednesday, February 18, 2009

Petite quenotte deviendra grande

Bébé se bat avec des histoires de dents qui poussent et de gencives qui font mal.
C'est le festival des nuits pourries.
Franchement, est-ce que c'est utile que ça fasse aussi mal ces histoires? quel est le but???

Aux alentours du jour de l'an, nous avons souffert presque 2 semaines pour une misérable incisive... Tout cela pour une dent? une seule?
Franchement, ça m'avait fichu un peu d'angoisse... devrons-nous revivre cela pour CHAQUE dent? ... vite une corde! ;)

Après un bon mois de répis, voilà que ça a recommencé. Hurlements au beau milieu du silence de la nuit, larmes sincères et fesses rouges. Deux jours... pour 2 dents cette fois-ci, belle amélioration... pas de corde donc ;).
Mais après une toute petite pause, nous voilà replongés de plus belle dans le même mauvais voyage...

et cette fois-ce, ce n'est pas du pipeau... puisqu'en examinant la petite bouche de mon petit (au péril de mes doigts), j'ai découvert pas moins de 5 (cinq) dents en voie de percement!!!!!!!!!!!!!!!

Il me semblait bien que les cris étaient particulièrement sauvages cette fois-ci...
Au point que même le paracétamol n'y fait rien, ou presque.
Maigre consolation, je me dis qu'ensuite je devrais avoir une longue période de tranquilité (il ne va pas sortir 24 dents en 2 mois tout de même???).



Et dans le même temps, l'autre jour, en plein repas, Tintin prend la parole, tout naturellement, tout tranquillement:
"Oh, j'ai perdu une dent" (même pas une exclamation)
L'un souffre pour l'autre, c'est une évidence.


.

Monday, February 09, 2009

Un petit parfum d'été


Mon premier petit ami me disait que j'avais une tête à m'appeler Framboise... allez savoir pourquoi.


Mon mari est allé plus loin... depuis toujours, il me dit que je sens la framboise. Mais comme il adore ce fruit, j'ai toujours pensé que c'était juste une expression de son amour.

N'empêche que je ne porte jamais de parfum et pourtant ce n'est pas rare, au moment d'embrasser une amie, qu'elle me hume avec étonnement.

Hors, depuis quelques mois, j'ai découvert cette fameuse odeur de framboise... sur mon bébé.
Je ne sais pas encore si je lui transmets ma propre odeur ou si je lui ai filé le gène, toujours est-il qu'après les tétées, je hume mon petiot et j'apprécie.


(non je n'ai rien fumé et je ne délire pas! et je vous rassure, quand il ne sent pas la framboise, bébé sent... le bébé!)

(Petite dédicace à Shalima qui m'a inspiré ce tout petit billet)

Saturday, January 24, 2009

Lego, playmo, même combat

Je ne sais pas si c'est un héritage de mon enfance ou juste mon côté un peu maîtresse d'école des années 50... certainement un peu des deux, mais je souffre affreusement lorsque mes loulous égarent des pièces de leurs jouets.

Quand Tintin a reçu un bel avion Lego pour Noël 2007, je l'ai amoureusement construit (ça m'a pris bien 2 heures) et ensuite... je l'ai placé tout en haut de l'étagère, car à chaque fois qu'il le touchait, il en démontait un bout... Je passais mon temps à lui courir après pour reconstruire le truc.
Finalement, il a reçu d'autres petits Lego, des véhicules en tout genre et autres éléments... et j'ai dû me résoudre à le laisser monter/démonter les constructions à sa guise. Tout est rangé dans un grand bac et il bricole avec un peu tout.
Je ne désespère pas de tout reconstruire bien joliment un jour, de refaire le camion-remorque, le camion-poubelle, la Formule 1, la pelleteuse, la balayeuse, etc... (j'ai précieusement conservé les instructions de montage).
Dernièrement, j'ai même réussi à supporter qu'il démonte son avion... A présent, sa chambre, c'est pire que Lost.
Vous voyez, je m'améliore.

N'empêche que je déteste perdre les petites pièces (puisque je vous rappelle que j'ambitionne de tout reconstruire un jour).
Avant de passer l'aspirateur, j'inspecte le sol, le tapis, le dessous du canapé, les petits recoins, le dessous des lits à la recherche de LA pièce qui pourrait se faire aspirer.
A cause de ces satanés petits Lego, j'ai déjà éventré moult sacs d'aspirateur (je vais bientôt investir dans un Dyson je crois) pour récupérer la micro-pièce avalée.
Et lorsque je m'aperçois que malgré mes recherches, une pièce manque, je souffre... réellement.


Les playmobils, c'est pareil.
PetitSim égare régulièrement l'épée de son petit pirate... je saute de joie quand nous la retrouvons planquée dans des endroits improbables.
Cette année, à peine les fêtes de Noël achevées, les enfants ont pris dans leur bain les jouets reçus (nous avions expressément demandé des playmos pour le bain, faut le préciser). GrandNi a enlevé le bouchon de la baignoire sans vérifier...
Comment le scientifique qui observe les baleines va-t-il ramer à présent??? son canot a définitivement perdu les pièces essentielles qui servent à fixer les rames.
Une réelle épreuve pour moi... j'aurais bien démonté le tuyau (j'ai déjà démonté un siphon de lavabo pour moins que ça...), mais c'était impossible.
Alors je souffre en silence (les enfants sont insensibles, eux...).

Bon, répondez-moi franchement, je dois me faire soigner?
Et chez vous, c'est comment? tous les jouets sont intacts, comme au 1er jour ou c'est le grand bazar?


.

Monday, January 19, 2009

Affligeant

En décembre dernier, je crois que c'était un reportage de l'émission Thalassa (que GrandNi ne manquerait pour rien au monde)... Un reportage sur Haïti.
Là-bas, dans certains villages, la pauvreté est si extrême que les habitants se nourrissent de... galettes de boue séchée.
Les femmes confectionnent des galettes avec de l'eau, un peu de beurre, du sel... et de la terre, elles sont séchées au soleil.
Le reportage montrait une de ces femmes avec ses enfants, ces galettes de boue sont sa seule ressource car elle en vend une partie. Les enfants mangent cela comme du pain... ils prétendent que c'est bon.

Mes parents ont regardé ce reportage et m'en ont parlé.
Sauf qu'ils ont été plus choqués par le petit bambin de 2 ou 3 ans qui tétait le sein de sa mère, le seul qui avait droit à une alimentation saine et équilibrée.

C'est clair que cette mère s'obstinant à allaiter un si grand enfant, c'est choquant au possible. Il s'agirait de le sevrer au plus vite. Les galettes de boue, c'est tellement mieux pour sa croissance et son bien-être.

A quand les petits pots à l'arôme de boue haïtienne?


.

Thursday, January 15, 2009

Coup de flippe, coup de fatigue...

Aujourd'hui j'ai découvert que je souffrais d'un truc...
Je suis atteinte du "syndrome de la MFN"... syndrome de la Mère de Famille Nombreuse.
Merci Shalima d'avoir mis un nom sur cette gravissime maladie!!!

Bon, je n'ai pas attendu d'avoir trois enfants pour devoir improviser un pique-nique pour cause de sortie scolaire "inopinée" ;).
Et finalement, en y repensant, j'étais déjà atteinte de MFN depuis bien longtemps... la naissance du troisième PetitNi n'a fait qu'aggraver les choses.

Mais franchement, je préfèrerais zapper les pique-nique plutôt que de ... perdre mes enfants.
Parce que voilà ce qui se passe chez moi:


Je vous pose le décor:
Premier poste: l'école de Tintin.
Second poste: la garderie de PetitSim, qui partage le préau de l'école maternelle (ancienne école de Tintin).
Entre les deux, 200 mètres, deux chemins possibles. Le premier côté route, que je privilégie quand je pousse ma poussette. Le second, côté parc, plus court, mais avec des escaliers.
Chaque préau a deux accès (côté parc, côté route, vous suivez???).

Le lundi et le jeudi, PetitSim fréquente la garderie. A 13h30, je dépose Tintin puis j'emmène PetitSim à la garderie. A 16h00, je récupère PetitSim avant de filer attraper Tintin à la sortie de son école.
Le mardi à 16h00, la petite garderie se transforme en bibliothèque de quartier, nous la visitons en général toutes les deux semaines.

Donc voilà, j'ai de nombreuses occasions de parcourir ces fameux 200 mètres, à pied, en voiture, en poussette, écharpée, munie d'un, deux ou trois enfants, ... Parfois, nous sommes deux mamans à faire le chemin. Parfois nous échangeons quelques nouvelles dans le préau.

La première fois, les deux loulous ont disparu à la sortie de la bibliothèque (poste numéro 2). Le temps de dire au revoir à ma copine V, pouf, envolés.
Ils avaient couru jusqu'au préau de l'école de Tintin (poste numéro 1).
Je n'ai pas gueulé, juste expliqué ma peur aux enfants, juste répété les consignes. Ils étaient deux, ils se sont entraînés...
Il ne faut pas faire confiance aux enfants, ce sont juste des enfants.

La seconde fois, j'avais d'abord récupéré Tintin avant de descendre à la garderie.
Arrivés à destination, le petit préau grouillant d'enfants et de mamans, j'ai perdu Tintin de vue. J'ai bêtement imaginé qu'il jouait dans les installations du préau pendant que j'entrais dans la garderie récupérer PetitSim.
J'avais mal imaginé... Tintin m'avait perdue et n'avait plus pensé à PetitSim et la garderie. Il courait sur le chemin entre les deux écoles, paniqué. Un maman me l'a ramené, en larmes.
Avec les enfants, il ne faut rien imaginer, il faut être sûre... et vérifier.


Et la troisième fois, aujourd'hui, ce fut au tour de PetitSim. Au sortir de sa garderie, profitant d'un moment d'inattention de ma part (une maman à saluer, encore!), il est sorti de mon champ de vision. Etait-il parti en éclaireur du côté route? s'était-il caché dans un recoin du préau? était-il retourné à la garderie? était-il parti dans le parc par les escaliers.
J'ai fait un 400m au sprint, j'ai fait le tour du circuit, côté route à l'aller, côté parc au retour. Je ne pouvais pas le louper.
J'ai récupéré Tintin au passage. J'avais laissé ma poussette aux bons soins de la fameuse maman que j'avais saluée.
Quand j'ai à nouveau déboulé dans le préau, par les escaliers, je commençais à céder à la panique... Je n'avais pas retrouvé PetitSim.
Et c'est là que je l'ai vu, en larmes, me cherchant désespérément. La maman-que-j'avais-saluée l'avait intercepté.
Mon loupiot, pris d'une subite lubie, était simplement parti dans le parc chercher UN BÂTON, puis, sa course effectuée, était gentiment revenu dans le préau pendant que je courais partout.
Avec les enfants, il faut savoir fixer des priorités... et la priorité, c'est eux...


Autant vous dire qu'avec la dose d'adrénaline que je me suis envoyée, quand tout cela est retombé à la maison, je me suis effondrée comme si j'avais couru un marathon.
Avec les enfants, il faut avoir la santé!


J'ai un peu peur de la prochaine fois... ça sera le tour de bébé ^_^.


.

Thursday, January 08, 2009

Yesssssssssssss!

Et de UNE!!! Enfin! depuis le temps qu'elle nous faisait languir!

Oui, la première dent de bébé a percé.
Je me prends à espérer que j'aurai droit à quelques nuits paisibles, que mes oreilles seront épargnées (bébé a de la voix, surtout à 2h du matin), que enfin, je pourrai DORMIR!!!

Oui je sais, après la première dent, il y a la seconde, puis la troisième...
Mais laissez-moi respirer, please...



Bon, qui vivra verra... (en même temps, avec les nuits que je me tape depuis trop longtemps, je ne me sens pas très "alive" là...)


.

Wednesday, January 07, 2009

Cyrano?

PetitSim est, je crois, ce que l'on peut appeler "un nez".
Cet enfant a un odorat incroyable, hors du commun, hyperdéveloppé. Sauf quand il s'agit des odeurs émanant de sa propre personne (ou plutôt de son propre caleçon), mais ça c'est une autre histoire (réglée d'ailleurs).

Donc PetitSim a le nez sensible.
Je me demande d'ailleurs si ce n'est pas une des causes de son côté "difficile" pour la nourriture... pourtant j'aurais juré qu'il jugeait "à vue"... mais qui sait, peut-être qu'il détecte à l'odorat que la saucisse un peu abîmée est impropre à la consommation, alors que sa voisine intacte est un délice ;).
Bon passons.
PetitSim sent tout, partout, et il le dit.

Nous avons des chats. Malheur à celui (ou celle plutôt) qui ne referme pas correctement le paquet de croquettes.
J'adore quand, à table, il se plaint:
- ça sent la croquette!!! (le paquet étant de l'autre côté de la cuisine).

L'autre jour, une petite qui nous a fait marrer:
- ça sent le "cul de chat"... (véridique)


Quand j'ouvre la porte du jardin, par un matin un peu humide, j'ai droit à:
- ça sent la limace!!! (bon sang, je n'ai jamais, jamais senti l'odeur d'une limace, moi)


Ce petit monsieur n'aime pas le fromage... Quelle souffrance quand GrandNi nous impose son morceau de Munster (même dans la boîte à fromage Tupperware!). Il en a l'appétit coupé, le pauvre. La dernière fois, il est même parti terminer son repas dans le séjour.

Si j'ai mangé un peu de chocolat, il le sent à 3 mètres.
Si bébé a rempli sa couche, c'est à 20 mètres qu'il le détecte.
Il adore me sentir les cheveux (frais lavés).
Je suis sûr qu'il pourrait reconnaître les affaires de tous les membres de la famille rien qu'en le humant.


Dimanche dernier, Tintin et PetitSim traînaient en pyjama sur le canapé, collés l'un à l'autre comme à leur habitude, quand PetitSim s'est penché sur son frère, a collé son nez sur son pyjama et lui a lancé:
- Tu ne sens pas bon Tintin, tu as besoin d'un bain!!!


Je ne sais pas si cette faculté est due simplement à son jeune âge (tout est encore intact chez lui) ou s'il a vraiment un truc... Si ça devait être le cas, on n'a pas fini de rigoler!


.

Monday, December 29, 2008

Miam miam, je suis un bébé!

Je ne sais pas pour vous, mais les masques de nourriture, les moustaches de lait, les bavouillis de carotte, bref tout barbouillage de visage (ou plus) à l'aide d'aliments plus ou moins goûteux, tout cela m'insupporte passablement.


Je déteste l'image des bébés pataugeant des deux mains dans leur assiette, se maquillant allègrement de purée jusqu'aux cheveux ou aux oreilles, repeignant la cuisine du sol au plafond... non vraiment, je n'aime pas.

Pourtant, je sais qu'il est sain de laisser les enfants découvrir leur environnement, faire connaissance avec la nourriture "solide", mais j'ai beau faire, ça me stresse quand mes loulous attrapent la cuiller à pleine main et secouent le tout, ou balancent des coups de poing dans leur gamelle.



Bébé a bientôt 8 mois et comme je pouvais m'en douter, il prend le même chemin que son frère (PetitSim) et attend... je ne sais pas quoi en fait, certainement l'âge de manger des frites.

Donc il attend d'être plus grand pour faire connaissance avec la gastronomie et les talents de cuisinière de sa mère.

Dans un sens, ça m'arrange... les purées, c'est un peu gonflant, à faire et à donner... Cependant, chacune sait que le mythe de la mère nourricière met une pression incroyable quand il s'agit de "diversifier" l'alimentation de bébé.

Pour résumer, bébé ne veut rien d'autre que le bon lait de maman, maman est fière, mais pas complètement à l'aise avec tout cela.

Car si bébé mangeait quelques purées et compotes, ça me permettrait de m'absenter plus d'1h30 l'esprit tranquille, ça me laisserait aussi l'espoir que bébé, le ventre bien rempli, dorme à nouveau d'une traite du soir au matin. Tant pis...



Donc, bébé n'est pas tenté, mais je reviens à la charge, de temps à autre.

Bébé n'aime pas la purée à la cuiller, soit... Essayons au bout de mon doigt... ça marche à peine mieux, mais pas tant que ça.

Bébé n'aime pas les légumes, essayons les fruits... sans plus de succès.

Essayons de faire diversion... ha! ha! ha! bébé ne se laisse pas gruger!



Bon... à court d'arguments, j'ai cédé...

J'ai autorisé bébé à patouiller...

Je lui ai donné...

un banane...

entière

(pelée tout de même)



Bébé en a fait de la purée mieux que je ne l'aurais fait moi-même, en un temps record.

Je ne sais pas si je vais pouvoir récupérer ses vêtements.

J'ai pu laver la chaise haute de haut en bas, de bas en haut.

J'ai récuré la cuisine.

Je me suis changée.



Je ne suis pas sûre que bébé ait avalé plus de 10g de banane.




PS: aujourd'hui, nouvel essai, mais avec du fenouil, c'est largement moins salissant ;)

Friday, December 19, 2008

Petits mots (my tailor is not rich)

Allô le monde, est-ce que tout va bien?

Oui, nous allons bien. Sous les frimas helvétiques, sous la neige de décembre, nous allons bien.
Merci à mes fidèles lecteurs de passer encore sous mes arcades à l'occasion, c'est vraiment sympa.


Tintin s'éclate à l'école, son enseignante est définitivement adorable, douce et patiente, mais les vacances sont bienvenues, reconnaissons-le.

Bébé grandit, grandit, grandit. Bouge, bouge, bouge... mais point encore de 4-pattes à l'horizon (profitons! profitons!).

Et PetitSim qui fêtera bientôt ses 4 ans parle de plus en plus, de plus en plus vite aussi.

J'hésite tout de même à écrire "de mieux en mieux", car malgré les séances d'orthophonie suivies assidûment depuis 3 mois, les habitudes sont bien ancrées et les étonnantes stratégies de prononciation de mon garçon vivent encore une belle vie dans ses histoires.
Tout de même, il y a du mieux, quand mon loulou prend son temps. Le travaille s'annonce long, mais les progrès sont là.

Mais il a tant et tant à dire qu'il accélère le débit. La grammaire est correcte, il maîtrise bien des subtilités de notre belle langue, mais il prend parfois de tels raccourcis qu'il faut être sa maman ou mieux, son grand-frère, pour décrypter son alignement de syllabes.



4 ans, c'est cette belle période durant laquelle le vocabulaire de l'enfant s'enrichit de manière étonnante. De vrais aspirateurs à mots ces petiots!
Et quand ça ressort, il y a parfois des perles.

C'est ainsi que j'ai mis quelques minutes à comprendre que le "dinocus" que PetitSim mettait en scène dans une histoire paléontologique n'était autre qu'un bon gros "diplodocus".

Un autre jour, mon loulou est resté très circonspect et intrigué quand j'ai dû lui expliquer que "non, un poulain n'est pas un papa-poule... mais un bébé cheval".

Et son mot "fétiche" actuel: "extrêmement" devient dans sa petite bouche , un "e'hèment" absolument charmant.
Pour vous donner une idée: "J'ai extrêmement faim" se dit "H'ai e'hèment 'haim" en petitsimois... Tout un univers!

La mémoire me fait défaut, mais il y en a d'autres, de mémorables, pour qui n'aurait pas le cerveau en emmental (je ne dis pas "en gruyère" car si vous étiez helvète, vous sauriez que le gruyère n'a pas de trou!!!)


Et puis, à 4 ans, on a l'âge des déductions, des enchaînements... de la logique quoi.

L'autre jour, PetitSim me déclare subitement:

"Grand-Papa et Grand-Maman sont riches!"


Tout de suite, j'imagine des scénarios... beau-papa a montré à mon enfant son trésor caché, il lui a parlé de ses comptes aux Bahamas ou de son testament, belle-maman possède des bijoux, une propriété, que sais-je encore?
Mais rien de tout cela, je le sais...

"Non mon petit, Grand-Papa et Grand-Maman ne sont pas très riches..."

"Ah bon, ils ne sont pas riches?"

"Non, pas vraiment, non."

"Mais alors, pourquoi ont-ils un chien??????????????"


Là, j'ai dû expliquer pendant de longues minutes que, pour d'autres que nous, avoir un chien n'était pas synonyme de richesse.

Par contre, pour notre famille, le deal tient toujours... Nous aurons un chien quand nous aurons 2 filles au pair pour s'occuper des enfants, que la taille de notre jardin dépassera les 40m2, que nous n'aurons plus besoin de travailler, que je n'aurai plus besoin de faire le ménage (et donc ramasser les poils des animaux), quand je n'aurai plus rien d'autre à faire de mes journées à part de longues promenades dans la campagne. Alors oui, incontestablement, ce jour-là, nous serons riches!


.

Thursday, November 06, 2008

Le coup du 6

Il paraît que dans un autre temps, je tenais un blog.
Je ne trouve aucune excuse à mon silence, ce n'est pas comme si j'avais 3 enfants en bas âge et un job de femme au foyer à plein temps, plus les extras, n'est-ce pas?

Etant donné que je n'ai plus le temps de lire et encore moins de commenter même mes blogs préférés, je ne me fais pas d'illusion sur la densité de mon lectorat, mais prise d'une envie subite, je redonne un petit souffle de vie à ce journal.

En vérité, c'est de Paris que vient "l'injonction" de publier, par un de ces fameux tags qui comble un vide d'inspiration.

Voici donc ma liste de six inédits sans importance que vous ignorez (ou non) de moi.

- Du banal:
Je suis une quiche en anglais, malgré plusieurs années d'études, des cours de perfectionnement, des cours privés de conversation. J'ai tout de même obtenu le "first certificate", à l'époque où il était facile à obtenir...

- De l'inquiétant (mais pas trop):
Je suis, de loin, la vie de mes ex... Une ou deux fois par an, je recherche dans l'annuaire, sur internet si je trouve une information sur l'un d'eux Je suis même tentée, pour un en particulier, de reprendre contact... pour savoir ce qu'il est devenu.

- Du croustillant (vous y avez cru?) :
En même temps, mes ex ne sont pas si nombreux... Deux qui ont compté, quelques flirts innocents, même pas d'aventure d'un soir dans mon histoire.

- Du lourd (au sens propre ou figuré?)
Je souffre parfois d'hyperphagie. L'hyperphagie, c'est le nouveau truc "à la mode" du monde des troubles compulsifs alimentaires (dites TCA, c'est plus classe). C'est de la boulimie non vomitive, un trouble qui fait manger au-delà de sa faim plus ou moins régulièrement, par crises.
Je suis presque fière de souffrir d'un truc si "moderne"... Mais je vous rassure, je ne suis pas très gravement atteinte et je me soigne (merci Monsieur Zermati).

- Du marrant (ou carrément rédhibitoire):
Je dors en pyjama (mais GrandNi dort en caleçon, ça rattrape?).

- De l'inavouable:
Je n'ai jamais réussi à regarder la série "Friends".



Nous voilà bien avancés, n'est-ce pas???

Je ne tague point six internautes, je ne voudrais pas faire fuir les six prochains lecteurs égarés.


Thursday, September 25, 2008

Pas de pitié pour la "fâmofoyé"

Il arrive que GrandNi ait congé, mais les enfants non.

Dans ces cas-là, GrandNi en profite en général pour s'échapper (ben oui, moi je n'en fiche pas une rame, il faut bien qu'il prenne son bol d'air ce pauvre homme!).


L'autre matin, comme bébé dormait encore (après son réveil de 6h00, évidemment), j'ai réussi à ce que l'homme emmène Tintin à l'école en partant pour son grand périple vers les chamois (il ne réussit pas à se lever avant l'aube le pauvre chéri).
Ensuite, il s'est échappé vers la montagne et pensait revenir pour le déjeuner.


Le matin s'est donc déroulé normalement. Je n'ai pas attendu le retour de l'homme, j'ai déjeuné avec mes loupiots, même si la présence potentielle du mâle m'a fait cuisiner un truc beaucoup trop contraignant, la moitié de ma matinée y est passée.


A 13h05, bébé n'en pouvait plus et avait grandement besoin d'une sieste. GrandNi n'était pas de retour, je n'avais d'autre choix que de faire patienter l'enfant jusqu'au départ vers l'école à 13h30... et ça m'arrive suffisamment souvent pour savoir que c'est vraiment pénible. Bref, passons.

A 13h25, lavage de dents, petit pipi des plus grands, chaussures, manteaux. Bébé hurlant, j'attache 1 puis 2 enfants dans la voiture (Tintin s'attache seul, yesss) et départ.


J'avais fait 50 mètres quand je me suis retrouvée nez à nez avec la voiture de GrandNi (grrr...).

Il s'arrête, baisse sa vitre et me lance:

- Mais où vas-tu? (re-grrrrr....)

Vous imaginez? il avait presque déjà oublié que son aîné allait à l'école. Quant à la garderie de PetitSim, il sait à peine qu'elle existe.
(Ce que j'aime aussi, c'est quand il me demande pour la 247ème fois, les horaires de l'école... il ne se fait pas au "temps d'accueil")


Bref, j'ai emmené mon petit monde, bébé s'est endormi dans la voiture et je l'ai déposé dans son berceau à mon retour, comme d'habitude.

Dans l'après-midi, GrandNi a rempli son rôle de chef de famille en passant la tondeuse.



A 15h40, je commence à songer à me préparer pour aller récupérer mes troupes et plutôt que de rester à la maison avec bébé, GrandNi se propose de m'accompagner "puisqu'il ne sait pas où se trouve la garderie de PetitSim".

Il faut préciser que la garderie que fréquente PetitSim est adjacente à la petite école que fréquentait Tintin l'an dernier, mais cette année, il a changé et sa classe est maintenant dans le bâtiment des grands, à 200m environ (en montée ;)). A noter aussi que GrandNi ne connaît l'emplacement de l'école de Tintin que depuis 1 semaine...


Bref, à 15h45, nous partons pour notre périple.
La route n'est pas trop encombrée (rapport à notre situation géographique, toute proche de l'école internationale qui termine ses cours à 15h30)

15h50, je me parque à mi-distance de l'école et de la garderie.

15h53, nous débarquons à la garderie pour récupérer PetitSim. Mon loulou s'étouffe de fierté de voir son papa qui vient le chercher.

15h58, nous empruntons le chemin qui traverse le parc et qui nous permet d'arriver directement sur le préau de l'école de Tintin.

16h00, la cloche sonne

16h05, Tintin sort et se jette dans les bras du père.
Entre temps, nous tapons un peu la causette avec une maman avec laquelle j'ai sympathisé.

16h10, nous rejoignons la voiture. Les enfants sont hystériques et font n'importe quoi sur le (court) chemin, GrandNi s'essouffle à essayer de les contenir.

16h13, tout le monde est installé, je démarre pour rentrer à la maison.



GrandNi:

- Pfffiou, quelle galère tout ça! Il faut vraiment avoir la motivation!


(je t'en donnerai, moi, de la motivation!!!)

Saturday, September 20, 2008

La couleur des couches lavables

Pfffiou, presque 3 semaines sans écrire un seul mot... Serais-je occupée ailleurs?
Peut-être, mais où?

Sur le chemin de l'école par exemple...
4 fois par jour, 4 jours par semaine

Entre deux trajets...
une lessive, une vaisselle, de nombreuses tétées, des câlins à PetitSim
une sieste parfois.

Je ne suis pas wonderwoman...
pourtant j'ai eu la prétention de vouloir m'occuper de 3 enfants
j'assume, j'assume... mais je blogue peu, évidemment.

Loin d'être inactive...
je tiens mon rôle, je tiens ma maison
je tente aussi de (re)prendre soin de moi, reprendre forme humaine, perdre les formes de la mère


Et en frottant les vêtements souillés de mon dernier-né, profitant de l'instant, mon esprit s'active. Tirons parti de chaque instant, n'est-ce pas?

Oui, mon bébé si parfait souille ses vêtements. Pamprout, je vous hais, votre étanchéité n'est qu'un mythe éculé.
Oui, je frotte, je frotte, je frotte. J'aime le jaune, mais il est parfois inélégant.
Devant le temps passé à frotter, l'effort demandé (c'était une semaine particulièrement "riche"), mon esprit s'est posé la question:
Mais quelle est donc la couleur des couches lavables?


Femmes qui frottez courageusement de vos blanches mains, des couches lavables, recevez toute mon admiration.


.

Tuesday, September 02, 2008

On fait la course?

Sachez que je suis devenue plus rapide que mon ombre pour attacher/détacher 3 loulous dans la voiture, selon 3, voire 4 systèmes d'attaches différents.


8 fois par jour, 4 jours par semaine, j'attache et je détache tout le monde... au gré des trajets jusqu'à l'école.

Pour rappel, l'école est trop éloignée, je dois m'y rendre en voiture.

Tintin ne veut pas encore entrer seul dans l'école, donc nous l'accompagnons en groupe. Nous l'attendons tous en coeur dans le préau.



Et hop, je plante bébé dans la coque.

Et zou, j'attache la coque (mais pas toujours, heureusement, à présent je la laisse souvent installée dans la voiture)

Je contourne la voiture.

Et plop, je sangle PetitSim.

Et clic, je termine avec Tintin en l'aidant à clipper sa ceinture.

Ca me prend quoi? 30 secondes? 2 minutes? 5 minutes?

Ca dépend des jours, des circonstances, est-ce que PetitSim porte une veste, est-ce que Tintin a emmené son immense doudou? est-ce que la ceinture qui tient la coque a été détachée par inadvertance? est-ce que bébé pleure ou dort? est-ce que PetitSim a emporté 3 tonnes de jouets? Est-ce que je n'aurais pas oublié mon sac???



Alors j'ai trouvé un truc pour aller plus vite. Un truc magique. Vieux comme le monde. Bête comme chou:

"Le premier attaché a gagné!!!"


A présent, je ne me bats plus pour faire asseoir PetitSim, Tintin est des plus coopératifs et je gagne un temps fou (que je consacre ensuite à consoler PetitSim qui est souvent battu par Tintin ;)).



Depuis, j'avoue que j'use souvent du truc, applicable à des situations les plus diverses:

- le premier arrivé dans sa chambre a gagné
- le premier à table
- le premier qui s'est lavé les dents
- le premier habillé
- le premier en pyjama
- ...


vous voyez, c'est déclinable à l'infini ;). (sauf qu'à 5 ans, Tintin commence à ne plus se laisser prendre au jeu)




.